Un remaniement français dirigé par un personnage inhabituel: un dirigeant d'entreprise

Rarement une femme rare dans une salle pleine d'hommes, elle a passé plus de 20 ans à s’occuper des questions du travail en tant que responsable des ressources humaines chez Danone et Dassault Systèmes, deux des plus grandes entreprises de France, où elle a noué des liens avec des dirigeants syndicaux.

Elle a brisé ses liens avec la tête de Business France, une agence d’attrait des investissements étrangers, où elle a côtoyé des dirigeants d’entreprises et a rencontré M. Macron, alors ministre français de l’Economie.

Son temps en politique a été relativement limité. Au début des années 90, elle a travaillé pendant trois ans pour la ministre socialiste du Travail de l'époque, Martine Aubry, chargée de superviser les politiques de formation professionnelle des jeunes défavorisés et des chômeurs. Elle n'a jamais rejoint le parti, cependant, remarquant une fois que les femmes à cette époque avaient peu de responsabilités, à part «faire du café».

Ses adversaires soutiennent qu’elle n’a aucun lien avec le travailleur ordinaire. La richesse et le pouvoir sont des points chauds pour le populisme français et Mme Pénicaud, qui a déclaré des avoirs personnels de plus de 7 millions d'euros, soit 8,2 millions de dollars au moment de son entrée en fonction, a alimenté les critiques qui accusent M. Macron de favoriser les riches.

L’image d’une ministre du Travail sensible aux intérêts des entreprises se durcit lorsque, agissant sur ordre de M. Macron, elle persuade les législateurs de faire adopter par voie de réforme les réformes législatives favorables aux entreprises, une procédure qui contourne le long processus parlementaire. Les critiques ont déclaré que c'était une façon de faire adopter des changements sans trop dissiper les critiques.

En octobre dernier, juste avant l’approbation des nouvelles règles, les manifestants ont encerclé un restaurant parisien de luxe où elle devait assister à une conférence, armés de tracts «Wanted» portant son image et de pamphlets suggérant qu’elle soit traquée. Des scores ont été arrêtés après s'être affrontés avec la police et avoir brûlé des voitures.

Il y a d'autres problèmes, remontant à sa carrière dans les affaires. Mme Pénicaud fait actuellement l'objet d'une enquête pour avoir attribué des contrats lucratifs sans appel d'offres à une agence de publicité française alors qu'elle était à la tête de Business France. Des questions ont également été soulevées concernant une aubaine de 1,1 million d'euros en 2013, résultant de l'encaissement d'options d'achat d'actions Danone, au moment même où la société annonçait la suppression de 900 emplois.