Traitement silencieux alors que Paddy Cosgrave impose la patience de Philip Boucher-Hayes

Quoi qu’il en soit, les entrepreneurs en technologie ne sont pas réputés pour leur glamour intemporel. Alors, félicitations du fondateur du Web Summit Paddy Cosgrave, dont les apparitions à la radio rappellent le caractère fastueux de Lina Lamont de Singin ’in the Rain, la comédie musicale hollywoodienne classique sur l’avènement du son dans les films.

Tel que décrit de manière mémorable par Jean Hagen, Lamont est une star de cinéma muet, dont l’image est brisée lorsque sa voix rauque est enregistrée au microphone. De même, Cosgrave garde le silence lors de son interview du journaliste Philip Boucher-Hayes dans l’édition de mardi de Drivetime (RTÉ Radio 1, en semaine), mais quand il parle finalement le lendemain, cela ne gâche pas son image. Cela renforce plutôt l’impression de Cosgrave comme un publiciste piquant.

La performance taciturne de Cosgrave intervient après avoir avoué qu’il était derrière un film anonyme. Facebook campagne publicitaire visant à mettre en évidence les lacunes du régime fiscal irlandais en Irlande. Comme Boucher-Hayes le dit à l'hôte Drivetime Mary Wilson, il rencontre l'entrepreneur au siège de son entreprise pour lui poser des questions sur des lois fiscales laxistes, mais aussi sur ses propres publicités Facebook «controversées».

Entretien unilatéral

Boucher-Hayes raconte comment Cosgrave est parti brusquement au moment où l'entretien était sur le point de commencer et est resté complètement silencieux lorsque le journaliste l'a rattrapé. Sans surprise, l'enregistrement de cette interview unilatérale a une qualité comique. «Est-ce que c'est fini l'entretien?» Demande Boucher-Hayes. Silence. "Tu ne vas pas me parler parce que tu ne répondras pas aux questions sur la façon dont tu as commencé le débat?" Encore une fois, silence. Et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il admette sa défaite.

À sa façon, c'est un article saisissant. Mais l’accent est mis sur Cosgrave, Boucher-Hayes affirmant que l’entrepreneur s’offusquait d’une remarque sur ses bureaux. Ironiquement, c’est le journaliste qui expose les plaintes contre le système d’imposition des entreprises en Irlande, notant avec amertume que la question avait déjà été soulevée au Dáil et au niveau européen.

Quand Cosgrave parle de Today With Sean O’Rourke (RTÉ Radio 1, les jours de semaine), il dit que ses réticences visaient à «prolonger l’intérêt de cette histoire». Il argumente de manière convaincante que l’Irlande a «privilégié l’évasion fiscale» et rejette la plainte étrangement anachronique d’O’Rourke de «sabotage national».

Pourtant, bien que le point central de Cosgrave ait une réelle pertinence pour l’Irlande contemporaine, le message est éclipsé par le médium. Tout comme il y a des échos troublants des manigances en ligne de l'élection présidentielle américaine de 2016 et du référendum sur le Brexit dans le cadre de sa campagne sur les médias sociaux, la comparution de Cosgrave dans l'émission d'O'Rourke ne dissipe guère l'idée qu'il doit être le type le plus intelligent de la salle. .

Bien que se présentant comme un «vendeur de billets», il cite des études universitaires et des rapports de l'ONU contre la législation fiscale irlandaise, comme si de telles préoccupations n'avaient jamais été exprimées auparavant. Il semble indifférent aux ramifications de ses campagnes sur les réseaux sociaux, suggérant que sa conduite était nécessaire pour «allumer un feu».

Plus tard, lors de son match revanche contre Boucher-Hayes le mercredi de Drivetime, il apparaîtra comme suffisant, mais pourtant piquant. Après avoir offert au journaliste un prix facétieux de 500 € pour avoir ignoré «l’éléphant dans la pièce», il semble irrité de s’interroger sur les arrangements fiscaux américains de sa société. En fin de compte, la question urgente du régime des sociétés irlandaises se perd dans toutes les histoires. La manière de Cosgrave, quant à elle, rend un nostalgique de l’ère silencieuse.

Ailleurs, Seán Moncrieff (Newstalk, les jours de la semaine) examine les dernières révélations sur le comportement sournois de Donald Trump, ce puissant troll des médias sociaux. Dans ce cas, cependant, la discussion porte sur les sales tours du président américain sur le chemin du club-house plutôt que vers la Maison Blanche, car sa malhonnêteté sur le parcours de golf est décrite par le journaliste sportif américain. Rick Reilly, qui a écrit un livre sur le sujet.

Fatigue d'atout

Même pour ceux qui souffrent de fatigue de Trump, l'entretien fournit un matériau nouveau pour l'indignation, cette fois à cause de la petitesse plutôt que de l'énormité des transgressions. Selon Reilly, Trump est un tricheur en série qui déplace subrepticement sa balle dans des positions favorables tout en sabotant les tirs de ses adversaires. «Vous devez avoir une sorte de maladie qui exige que vous soyez numéro un en tout temps», dit Reilly.

C’est une conversation amusante, même pour ceux qui ne connaissent rien au golf. Reilly explique utilement l’étiquette du jeu ressemblant à Debrett, comparant la propension de Trump à conduire son panier sur les greens de "suspendre son linge dans la chapelle Sixtine". Sans surprise, les excès de golf de Trump font écho à sa vision du monde à somme nulle. «Il a en quelque sorte l’idée que vous devez tromper votre adversaire avant de vous tromper», dit Reilly, «et en réalité, c’est comme ça qu’il vit dans la vie». Cela met certainement Trump en contexte.

Pendant ce temps, après l'incendie catastrophique de Notre Dame, Ivan Yates invite Richard Boyd Barrett La TD et la sénatrice Marie-Louise O’Donnell se rendent à l’épaule dure (Newstalk, le jour de la semaine) pour débattre de la moralité des magnats français qui ont promis à des millions de personnes de reconstruire la cathédrale tout en évitant des privations plus vastes. C’est une discussion potentiellement intéressante sur les obligations sociales et la primauté (ou non) du financement de la culture, mais elle est détournée par la caserne constante de ses invités par Yates.

L'animateur donne le ton en présentant Boyd Barrett comme «notre libéral pinko de gauche préféré». C'est aussi proche que Yates en vient à l'esprit pétillant. Lorsque la TD dit que le patrimoine culturel doit être protégé, l’hôte lui répond: «C’est pourquoi nous payons des taxes pénales». En guise d’équilibre, il dit que O’Donnell ne s’intéresse qu’à la «culture snob» et semble ravi de se faire appeler philistin.

Tout est destiné aux notations, bien sûr. Mais l’approche perturbatrice de Yate est à la fois profondément décourageante et étrangement familière: toutes les insultes sont lancées comme une plaisanterie tout en promouvant sa propre opinion avant tout. Avoir une voix rauque ne doit pas être un obstacle à une carrière au micro.

Moment radiophonique de la semaine: le calvaire matinal de Martin

En dépit de ses bulletins d'information fiables, Petula Martyn, journaliste spécialisée dans RTÉ, peut se sentir mal à l'aise pendant ses quarts de matin. Bryan Dobson, présentatrice de nouvelles, et Shay Byrne, présentatrice, confondent son nom avec celui de la chanteuse des années 1960, Petula Clark – comme cela a été souligné récemment – d'autres collègues semblent effrayés par sa présence.

Jeudi, alors que l'actualité économique se termine sur Rising Time (RTÉ Radio 1), animateur Lillian Smith merci Martyn, puis ajoute: «Ai-je souligné son nom de famille à deux reprises? Oui, je l’ai fait. »Imaginez la confusion si le prénom de Martyn était Dusty.