Tête de porc et sang animal laissés sur le site d'une nouvelle mosquée dans le sud-ouest de la France

La construction de la mosquée dans la petite ville de Bergerac – connue pour ses vins de Bordeaux et son association avec la figure littéraire Cyrano de Bergerac – est contestée depuis sa première proposition en 2017 et finalement approuvée en octobre 2018, malgré la généralisation locale opposition.

"Les auteurs ont enduit les murs de sang animal et ont placé une tête de porc coupée en deux", a déclaré à l'AFP le procureur général de Bergerac, procureur général de Bergerac.

Le vandalisme a eu lieu pendant la nuit et n'a été découvert que lorsque les travailleurs sont arrivés le matin.

"Ce projet de construction est controversé", a déclaré Charollois. "Il y a eu des appels administratifs et juridiques pour l'arrêter, alors il y a beaucoup de pistes à suivre."

Le commissaire de police de Bergerac, Frédéric Perissat, "a fermement dénoncé et condamné ces actes qui portent atteinte à notre liberté de conscience et d'expression et sont contraires aux principes de séparation de l'Eglise et de l'Etat" et a appelé à un "respect mutuel" au sein de la communauté.

Ces derniers jours, des affiches déclaraient: "Bergerac est la ville du Périgord, pas l'Islam!" – se référant à l'ancien nom de la Dordogne – avait été collé autour de la ville, selon son maire, Daniel Garrigue.

"Je ne peux pas dire qu'ils sont connectés, mais je remarque qu'ils sont dans le même esprit", a déclaré Garrigue.

En France, profaner un établissement religieux est un crime passible de sept ans d'emprisonnement au maximum.

L’attaque sur le site de Bergerac intervient moins de deux semaines après qu’un homme armé a tué 50 musulmans à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, et en a blessé 50 autres, lors d’une fusillade dans deux mosquées.

À la suite du massacre, le président français Emmanuel Macron a ordonné à la police de renforcer la sécurité dans tous les lieux de culte.

La France abrite les plus grandes communautés musulmanes et juives d'Europe, et les deux religions ont été la cible récurrente de crimes de haine au cours des dernières années.

Les attaques contre les mosquées et les sites islamiques se produisent chaque année depuis 2007, date à laquelle 148 pierres tombales musulmanes d'un cimetière militaire national près d'Arras ont été maculées d'insultes anti-islamiques et une tête de cochon a été placée parmi elles.

Des dizaines de mosquées françaises ont également été agressées à la suite des attaques de Charlie Hebdo en janvier 2015, certaines d'entre elles étant ciblées par des bombes incendiaires, des grenades ou des coups de feu.

Des crimes de haine similaires ont ciblé des sites juifs.

En février, des vandales ont peint des croix gammées sur près de 80 tombes dans un cimetière juif de Quatzenheim, près de la frontière allemande.