L'UE met la pression sur Theresa May en accordant un court délai au Royaume-Uni pour le Brexit

Il n'y aura pas de Brexit avant le 12 avril, soit un peu moins de trois semaines.

Lors du sommet du Conseil européen de Bruxelles, l’UE a décidé à l’unanimité d’approuver une courte extension de l’article 50, avec des conditions toutefois bien distinctes.

Theresa May avait demandé une prolongation jusqu'au 30 juin mais les dirigeants européens en ont accordé une jusqu'au 22 mai. si le cadre de la coopération future, connu sous le nom de «contrat de retrait», est approuvé par la Chambre des communes la semaine prochaine.

Selon l'agence de presse Reuters, Emmanuel Macron a déclaré aux dirigeants européens que May n'avait que cinq pour cent des chances de remporter le vote la semaine prochaine, après avoir entendu le discours du Premier ministre jeudi.

Donald Tusk, président du Conseil européen, a déclaré que Macron était optimiste.

Si la première ministre britannique Theresa May ne parvient pas à obtenir l'accord des députés, elle devra à nouveau apporter son aide à Bruxelles pour demander une nouvelle prolongation et proposer un plan clair pour aller de l'avant d'ici le 12 avril.

"Le Conseil européen accepte une prolongation jusqu'au 22 mai 2019, à condition que l'accord de retrait soit approuvé par la Chambre des communes la semaine prochaine. Si l'accord de retrait n'est pas approuvé par la Chambre des communes la semaine prochaine, le Conseil européen accepte une prolongation jusqu'au 12 avril 2019 et attend du Royaume-Uni qu'il indique une solution avant le Conseil européen pour examen, "a déclaré un déclaration par le Conseil de l'UE publié tard dans la nuit du jeudi 21 mars.

L’UE27 répond aux demandes du Royaume-Uni dans un esprit positif et:
Accepte l'art. 50 prolongations jusqu'au 22 mai si l'accord de retrait est approuvé la semaine prochaine
Si pas convenu la semaine prochaine puis prolongation jusqu'au 12 avril
👉 approuve ‘Arrangement de Strasbourg’
Continue les préparatifs sans accord

– Donald Tusk (@ eucoprésident) 21 mars 2019

Theresa May 'doit maintenant convaincre les 149 députés qui ont voté contre son accord de sortie il y a dix jours à peine de voter pour le même accord.

Ce bref répit signifie que le Royaume-Uni ne s'échappera pas de l'UE sans un accord le 29 mars, comme prévu, bien que le spectre d'un non-accord reste une possibilité bien distincte compte tenu de l'incapacité du parlement britannique à parvenir à un compromis jusqu'à présent.

"Le Conseil européen appelle à la poursuite des travaux sur la préparation et les éventualités à tous les niveaux aux conséquences du retrait du Royaume-Uni, en tenant compte de tous les résultats possibles", ajoute la déclaration du Conseil de l'UE.

La longueur de la prolongation a fait l’objet de nombreuses discussions au sommet. La France et la Belgique auraient réclamé la tenue d’un Brexit Day le 7 mai, comme prévu le 22 mai. La décision du Conseil de l'UE de réduire la période de prolongation demandée par le gouvernement britannique a pour but d'éviter que le Royaume-Uni ne soit tenu d'organiser des élections parlementaires dans l'UE du 23 au 26 mai.

Le président français, Emmanuel Macron, a précisé qu'il s'agissait de la dernière tentative, avertissant qu'un scénario de non-accord était la seule alternative à l'accord de retrait. "Nous devons être clairs sur le Brexit, pour nous-mêmes, nos amis britanniques et notre peuple. L'accord de retrait ne peut pas être renégocié. Si le Royaume-Uni votait contre, nous nous dirigerions vers un" no-deal "", a tweeté Macron.

Sur le Brexit, il nous faut être clairs, vis-à-vis de nous-mêmes, de nos amis britanniques et de nos peuples. L’accord de retrait ne peut pas être renégocié. En cas de vote négatif britannique, nous irions vers un non-accord.

– Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) 21 mars 2019

Le Premier ministre tentera d’obtenir le même accord, qui a été rejeté avec véhémence par la Chambre basse du Royaume-Uni par deux voix et approuvé par le Parlement la semaine prochaine. Les activistes des droits de l’homme représentant les 1,2 million de ressortissants britanniques en Europe et les 3,6 ressortissants européens au Royaume-Uni prévoient une marche samedi à Londres.

En attendant un pétition à révoquer l'article 50 et annuler le Brexit a atteint près de 2,5 millions de signatures en deux jours.

Nous sommes en train de signer la pétition mais nous sommes toujours nombreux à essayer. Continuez à signer les Britanniques en Europe. C'est un vote qu'ils ne peuvent pas nous enlever. https://t.co/trLkqvjbk1

– Britannique en Europe (@BritishInEurope) 22 mars 2019

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