Les Tchadiens appellent la France à retirer son soutien au président Deby

Gouvernement français "pour avoir soutenu un président autocratique", malgré des éclaircissements sur l'incursion récente au Tchad. Le gouvernement français maintient qu'il s'agissait d'une réponse à une demande formelle d'aide émanant d'un pays souverain. En dehors de chez eux, les Tchadiens de la diaspora ont également réagi contre l'intervention qui a suscité de vives critiques, en particulier de la part de l'opposition.

Le 7 mars 2019, les membres du La diaspora tchadienne vivant en Europe a protesté devant l'Assemblée nationale à Paris, appelant le gouvernement français à mettre fin à son soutien au président Idriss Deby. Parmi les manifestants, principalement de la diaspora tchadienne (environ 20 000) en Europe, figuraient une poignée de députés qui ont décidé de se joindre à la manifestation quand ils ont entendu le bruit qui se déroulait devant le parlement. La foule en colère a secoué des slogans accusant entre autres le président français Emmanuel Macron de néo-colonialisme.

Bien que les accusations contre la France ne soient pas nouvelles, des événements récents se sont produits après Des avions de combat français ont effectué des frappes aériennes contre les rebelles tchadiens au nord-est du Tchad pendant trois jours consécutifs. Les grèves ont eu lieu du 3 au 6 février et ont détruit une vingtaine de camionnettes rebelles. La grève a été lancée pour mettre fin aux opérations de l’Union des forces de résistance (UFR) basée en Libye, qui menace le régime de Deby depuis sa création. Cependant, l'intervention militaire française a été mal vue par beaucoup de personnes. Elle se demande pourquoi la France continue de soutenir un dirigeant accusé d'être un dictateur et un violateur des droits de l'homme. Les critiques disent également que l'intervention française est une violation du droit international. Répondant aux accusations de violation du droit international, la France insiste sur le fait que son intervention était conforme à l'accord de défense liant les deux pays.

Président Idriss Deby

Le régime d’Idriss Deby est critiqué aux niveaux international et national. Il a pris le pouvoir en 1990 lors d'un coup militaire et depuis lors, sa légitimité est mise en doute. L'année dernière, il a fait adopter des réformes constitutionnelles qui pourraient le maintenir au pouvoir jusqu'en 2033, suscitant l'agitation de l'opposition nationale. Les observateurs internationaux ont émis des doutes quant à l'équité des élections qui l'ont maintenu au pouvoir pendant toutes ces années.

La résistance

Le groupe de résistance populaire est dirigé par le neveu du président Deby, Timan Erdimi. Timan a d'abord tenté de renverser son oncle en 2008, mais a été contrecarré par des forces nationales appuyées par un soutien logistique français. Sa deuxième tentative a eu lieu en 2009 après la création du groupe de résistance UFR. Le groupe se compose principalement de combattants de la communauté ethnique de Deby, ce qui montre que le régime de Deby n’est pas soutenu par de nombreuses personnes au niveau local mais, étonnamment, largement soutenu au niveau international. Peut-être que la raison ou une partie des raisons pourrait être liée au rôle indispensable du Tchad dans la lutte contre l'insurrection islamiste au Sahel.

Sous le régime de Deby, le Tchad fait partie de la coalition ouest-africaine luttant contre Boko Haram et membre du parti soutenu par la France. Force commune G5 Sahel, qui inclut également le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie et le Niger. Paris a basé à N’Djamena, où les États-Unis ont également une base, sa force de l’opération Barkhane de lutte contre le terrorisme forte de 4 500 hommes.

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