L’environnement: une priorité à l’ordre du jour des hommes politiques, sujet d’une mobilisation citoyenne croissante

La subordination des questions environnementales et climatiques aux différends économiques et politiques devrait sonner l'alarme, en particulier à la lumière de données dramatiques et d'événements appelant des actions immédiates.

Dans un rapport publié l'année dernière, Le GIEC, l'organisme de recherche sur le climat des Nations Unies, a averti qu'il ne restait que 12 ans pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 degrés. Le réchauffement climatique n’est pas seulement à l’origine de la fonte de la calotte polaire, il contribue également aux sécheresses, aux inondations et à la pauvreté généralisée qui en résulte dans les zones à forte intensité migratoire. Parmi les nombreuses questions sociales, politiques et économiques liées au changement climatique, les effets sur la migration sont parmi les plus critiques. (En conséquence, depuis des années, les universitaires et les décideurs ont débattu de la reconnaissance – nécessaire – de la réfugiés climatiques / environnementaux statut.)

Climat et environnement dans les agendas politiques nationaux

Depuis les accords de Paris en 2015, des élections cruciales ont eu lieu dans des pays occidentaux clés, redéfinissant les équilibres politiques internes et les programmes correspondants des gouvernements en matière d'environnement et de climat.

États Unis: Le président Donald Trump a rompu avec la politique de l'administration précédente en signant la sortie des accords sur le climat de la COP21. L'administration présidentielle a adopté une ligne extrémiste. Trump a fait cela en désavouant à plusieurs reprises le consensus scientifique sur l'urgence climatique, comme en témoignent les incendies qui ont sévèrement touché la Californie; privilégiez plutôt une vision à court terme centrée sur le maintien du «pacte de fer (et d’acier)» avec le pool électoral le plus solide de la «ceinture de Rust».

France: Les problèmes écologiques ont la capacité de fragmenter le pays, comme le ‘Gilets jaunes’ le mouvement démontre. Ce projet de transition écologique, dont les répercussions sociales sont controversées, reste l’un des problèmes les plus délicats soulevés par le président Macron. Néanmoins, en décembre à la Conférence européenne sur la transition énergétique Le ministre de l'Environnement, François de Rugy, a rappelé qu'une ouverture plus large aux mesures durables visant à réduire les émissions de CO2 ne peut être différée. Dans un récent lettre publique, le ministre a de nouveau souligné le rôle crucial de la France dans la lutte mondiale contre le changement climatique.

Allemagne: Comme cela a été réaffirmé lors de la récente conférence COP24 à Katowice, le pays mettra fin d'ici 2038 à sa dépendance à l'égard des combustibles fossiles. Actuellement, environ 40% de la production nationale allemande est alimenté par des centrales à charbon. L’avènement des Verts a été l’un des développements marquants de la politique allemande ces derniers mois;

Italie: Le gouvernement M5S-Lega est divisé la ligne à grande vitesse Turin-Lyon et l’impact sur l’environnement des concessions pétrolières offshore. Les frictions avec la France et l'intérêt stratégique national pour le chemin de fer à grande vitesse se heurtent. Les entrepreneurs du nord, favorables à la conclusion du projet, sont opposés aux supporters du Mouvement qui contestent les coûts de construction excessifs et les dommages environnementaux.

Le public se préoccupe du climat

Comme indiqué dans le Eurobaromètre 2017, les menaces climatiques ne laissent pas les citoyens européens indifférents: 9 sur 10 les considèrent comme un «problème grave». Dans l'ordre d'urgence, le climat occupe le troisième rang parmi tous les problèmes, ne dépassant que la pauvreté (28%) et le terrorisme (24%). Bien entendu, le changement climatique est l'une des causes de la pauvreté, en raison de son impact sur les ressources naturelles. En outre, 90% des personnes interrogées ont déclaré avoir pris des mesures personnelles pour lutter contre le changement climatique.

Protestations et symboles dans les questions politiques

Les mouvements organisés aux niveaux local et transnational se multiplient pour faire pression sur les gouvernements nationaux sur les questions environnementales. Il ne s’agit pas uniquement de cas médiatiques ou de foules éclair isolées Juste quelques exemples:

Les manifestations de gilets jaunes français, dans les rues depuis des semaines, ont eu pour effet (négatif pour l'environnement) de neutraliser l'augmentation des droits d'accise sur le carburant. Cependant, dans le même temps, des milliers de militants dans 95 pays du monde ont répondu à la #RiseForClimate appel qui a commencé comme une manifestation contre les politiques de l'administration Trump avant de devenir un forum mondial qui a organisé des centaines de réunions locales sur des questions environnementales. Sans parler de la mobilisation étudiante menée par la militante suédoise Greta Thunberg.

Même dans le domaine des associations catholiques, notamment aux États-Unis, les questions environnementales ont suscité un militantisme. La Déclaration américaine sur le climat catholique, signée par plus de 600 organisations, cinglante "Les conséquences tragiques d'une activité humaine non contrôlée", à la suite du décès du pape Paul VI. La déclaration cite également le pape François qui écrit dans l'encyclique "Laudato sì", un manifeste de l'écologisme, en déclarant que "le climat est un bien commun, appartenant à tous et destiné à tous".

En résumé, parmi les divers secteurs de la société, les questions environnementales occupent une place prioritaire dans l'agenda politique. Au niveau des gouvernements aussi, la politique environnementale implique des décisions de plus en plus importantes. Il semble juste de dire qu'il est plus urgent que jamais d'agir.