Le paradoxe français – Lexology

En 2018, 70% des fonds levés par les entreprises israéliennes provenaient d'investisseurs étrangers. La capacité des entreprises de technologie israéliennes à attirer de tels investissements étrangers témoigne du souhait de ces investisseurs de faire partie du succès de la technologie israélienne.

Cependant, en regardant de plus près les statistiques, un patriote français ne peut s'empêcher d'être déçu: 35% des investissements proviennent des États-Unis et 30% d'Israël, mais seulement 3% sont allemands et 3% britanniques. La France n'est même pas à l'avant-garde des pays européens qui investissent en Israël.

En fait, il y a environ deux fois moins d'investissements en France qu'en Allemagne.

La France jouit d'une réputation favorable en Israël sur les plans culturel, cinématographique, gastronomique, de la mode et de l'art de vivre en général. Cependant, très peu d'Israéliens ont entendu parler de l'innovation et de la technologie françaises.

Ces dernières années, le président français Emmanuel Macron a tenté de casser cette image en lançant la conférence Viva-Tech. Macron a ouvertement pris Israël comme modèle, promouvant la Saison Croisée et les échanges culturels entre les deux pays.

Ces efforts ont-ils déjà porté fruit? Que partiellement.

Au cours des dernières années, de nouveaux accélérateurs pour les startups ont été créés par des sociétés de capital-risque françaises (par exemple, Renault-Nissan-Mitsubishi, ST Microelectronics). Les entreprises françaises continuent également de rechercher la technologie israélienne et le prochain joyau israélien. Les fonds d'investissement ont vu le jour, impliquant à la fois des anges français et des family offices. French Tech Israel, un hub en ligne de l'écosystème technologique français en Israël, a récemment reçu le label du ministère de l'Économie français. En outre, les efforts déployés par Business France et l’ambassade de France pour amener les délégations d’entreprises et d’entrepreneurs en Israël doivent être respectés.

Cependant, cela ne suffit pas. En 2018, les investissements français restaient en retrait par rapport aux investissements allemands et britanniques.

Il est temps que les entreprises françaises se lancent réellement dans le défi israélien.

Près de 100 000 nouveaux immigrants hautement qualifiés venus de France vivent désormais en Israël. Ces immigrés représentent un véritable atout pour les entreprises françaises (et pour Israël), et la France peut utiliser cette connexion française pour créer de solides bases de réseaux pour entrer sur le marché israélien.

Contrairement à de nombreux pays qui ont récemment adopté des conventions fiscales avec Israël (comme l'Australie), Israël et la France sont parties à une convention fiscale bilatérale depuis 1995, afin de clarifier les choses pour les entreprises françaises lorsqu'il s'agit d'éviter la double imposition.

Espérons que ces éléments favoriseront les investissements français et amèneront la révolution technologique française en Israël.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *