La France prévient qu'elle pourrait bloquer la demande d'extension du Brexit au Royaume-Uni

La France a déclaré qu'elle n'approuverait pas une prolongation du Brexit avant le 30 mai, à moins que Theresa May puisse montrer une stratégie crédible.

La Première ministre britannique Theresa May a écrit mercredi à l'UE pour demander officiellement que le Brexit soit reporté au 30 mai.

Mais toute demande en ce sens doit être approuvée par le Conseil européen, et la France semble être dure.

"Une situation dans laquelle Mme May ne serait pas en mesure de fournir des garanties suffisantes sur la crédibilité de sa stratégie lors du Conseil européen conduirait au refus de la demande et à une préférence pour un non-accord", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian parlement.

(Le texte intégral de la lettre de Theresa May à l'UE, demandant une prolongation de la date butoir du Brexit; photo: AFP)

Le Drian a déclaré qu'une prolongation du délai du 29 mars ne serait accordée que si May acceptait trois conditions.

Premièrement, toute prolongation ne doit être accordée que pour approuver un accord de sortie négocié d’ici le mois de mai et les 27 autres membres de l’Union européenne, ce qui a été rejeté à deux reprises.
par les députés britanniques.

Deuxièmement, cela ne peut pas chercher à renégocier l’accord.

Et troisièmement, la Grande-Bretagne ne participera pas aux élections du Parlement européen prévues du 23 au 26 mai.

Les propos ont accru la pression sur le Premier ministre britannique en prévision de la réunion des dirigeants européens à Bruxelles, qui débutera jeudi à Bruxelles
mettre en tête de l'ordre du jour.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a déclaré mercredi soir que la courte prolongation demandée par mai serait possible – mais seulement si son accord est passé au Parlement britannique.

Les députés britanniques ont déjà rejeté l'accord à deux reprises et May a annoncé aux médias britanniques qu'elle avait l'intention de procéder à un nouveau vote au parlement sur son accord "dès que possible".

Cela intervient après que le président de la Chambre des communes, John Bercow, a décidé qu'elle ne pourrait pas tenir un troisième vote de son accord cette semaine, en vertu d'une règle prévoyant des votes répétés sur le même sujet.