La commission des finances de l'Assemblée nationale française tente d'interdire l'utilisation de cryptomonnaies axées sur le respect de la vie privée

Axé sur la confidentialité monnaies cryptographiques telles que Monero, Zcash et PIVX sont sur le point d'être déclarés illégaux en France si le dernier avis du Comité des finances français à l'Assemblée nationale est écouté. Selon le chef du Comité des finances, Éric Woerth, ces pièces centrées sur la protection de la vie privée présentent de nombreux dangers pour le gouvernement de l'État et Le comité recommande leur interdiction ou leur forte réglementation.

Lors de l'examen que le comité a soumis cette semaine à l'assemblée, Woerth a déclaré dans ses remarques liminaires que

«Nous devons être conscients des problèmes que peuvent poser les crypto-monnaies en termes de fraude, d'évasion fiscale, de blanchiment d'argent ou de consommation d'énergie. Il aurait également été approprié de proposer une interdiction de la diffusion et du commerce de cryptomonnaies construites pour assurer un anonymat complet en empêchant toute procédure d'identification, à dessein. "

Woerth a fait part de son inquiétude face aux difficultés inhérentes aux autorités de police et aux autorités de réglementation en matière de gestion des cryptomonnaies depuis leur arrivée en 2009.

Les projets axés sur la confidentialité offrent une couche supplémentaire de protection contre les contrevenants à la loi, ce qui rend encore plus difficile le suivi de leurs transactions et la surveillance de leurs transactions.

Il a mentionné une liste de certaines des crypto-monnaies les plus populaires offrant la fonctionnalité de transaction confidentielle, y compris Monero, la plus populaire de la liste.

“Un certain nombre de crypto-monnaies (Monero, PIVX, DeepOnion, Zcash…) ayant pour but de s'affranchir de toute possibilité d'identification des titulaires. À ce jour, la réglementation n’est pas allée aussi loin », a déclaré Woerth dans le rapport.

Woerth avait pour particularité de préciser qu'il n'était pas contre l'avènement des crypto-monnaies mais en particulier, ceux mentionnés ci-dessus, qui rendent difficile pour le gouvernement de contrôler les applications et l'utilisation des pièces, en particulier dans les transactions effectuées sur leurs réseaux.

Il a déclaré que "la distinction entre les différentes utilisations des crypto-monnaies doit être maintenue, afin de mettre en place un régulateur protecteur plus fin et plus précis de l'intérêt général, ainsi que de l'intérêt privé des entrepreneurs de ce domaine".

Il est difficile de réglementer les pièces de confidentialité et, si l'interdiction est appliquée, la meilleure action à prendre par l'assemblée sera de réglementer l'inscription de ces pièces dans des bourses de crypto-monnaie centralisées réglementées par la France. L'utilisation générale restera toutefois une tâche difficile à contrôler.