AVIS: la France s'engage pour les start-ups africaines

DOSSIER – Cette photo du mercredi 13 octobre 2010 montre un réservoir de stockage de la raffinerie française Total de Grandpuits, à l’est de Paris. (Photo AP / François Mori, dossier) JOHANNESBURG – La semaine dernière, j’ai visité Paris pour assister aux récompenses du Start-up of the Year de Total en tant qu’invité de Patrick Pouyanne, président et directeur général de Total.

La société est une multinationale française fondée en 1924, intégrée dans les secteurs du pétrole, du gaz, du solaire, du solaire et des énergies renouvelables, et l’une des sept sociétés pétrolières «Supermajor» dans le monde.

Start-up of the Year est une initiative de soutien aux start-up dans les pays où Total est présent, notamment en Afrique. Il examine les start-ups qui résolvent les problèmes sociaux actuels dans leurs communautés et la plupart des candidats étaient originaires du Nigéria, d’Ouganda et d’Afrique du Sud.

Pouyanne a rappelé à quel point il était important pour Total d'investir dans les communautés dans lesquelles ils opèrent. Cela inclut de soutenir ces entrepreneurs sociaux avec du mentorat, du coaching et des subventions de démarrage pour les aider à développer leurs entreprises.

Les gagnants du grand prix venaient du Nigéria, avec un gagnant ougandais et un autre sud-africain.

C’était ma troisième visite à Paris et l’écosystème entrepreneurial de la ville reste pour moi une source d’inspiration. Ce n’est peut-être pas parfait, mais c’est quelque chose à vivre et à absorber là où les acteurs actifs et la coordination qui existe entre eux sont forts. Ma visite n’a pas été sans controverse, le mouvement de la jaquette jaune a manifesté dans tout Paris pour réclamer la justice économique pour les classes à revenus moyens et faibles. C’est une discussion pour un autre jour !.

Paris possède également la station F, le plus grand campus de start-up au monde, tandis que des organisations telles que Paris & Co et Jokkolabs, dirigées par Karim Sy, qui assurent l'incubation et aident à créer des start-ups, méritent également d'être mentionnées.

Sy siège également au Conseil consultatif présidentiel français pour les start-ups africaines. En outre, l’Agence française de développement (AFD) et Proparco ont toujours hâte d’envisager de nouvelles initiatives et des start-ups à fort impact à financer, l’accent étant mis sur l’Afrique.

Le président français Emmanuel Macron est un leader qui reconnaît que l’Afrique est la nouvelle frontière et il a lancé une initiative intitulée Choose Africa (Choisir l’Afrique) pour accélérer la croissance des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) et l’esprit d’entreprise sur le continent.

L’initiative prévoit d’engager plus de 2,5 milliards (40,88 milliards de rands) dans le financement des MPME et des entrepreneurs d’ici 2022. Ce montant est divisé en 1,5 milliard de lignes de crédit et de garanties accordées aux institutions financières locales dédiées au financement des MPME, ou aux banques pour partager le risque. sur les prêts aux PME et 1 milliard d’euros de capital-investissement, soit par des investissements directs dans des entreprises, soit indirectement, par l’intermédiaire de fonds de capital-investissement axés sur les MPME.

Il fréquente l’Afrique depuis sa présidence et a même accéléré ses visites dans les pays africains non francophones, notamment au cours des deux dernières semaines à Djibouti, en Éthiopie et au Kenya, où il a annoncé la signature de 3 milliards d’ententes avec la puissance de l’Afrique de l’Est.

Choisir l’Afrique témoigne de la ferme volonté de la France de soutenir l’élan entrepreneurial africain.

Avec Choose Africa, le groupe AFD souhaite accompagner les MPME et les entrepreneurs à toutes les étapes de leur développement grâce à un large éventail de solutions de financement et de soutien adaptées aux besoins et aux contextes locaux, tout au long de la chaîne de valeur. Son objectif est de renforcer la performance de ces petites entreprises afin qu'elles continuent à jouer leur rôle fondamental dans la création d'emplois, la stimulation de la croissance économique et l'innovation.

Il propose également des investissements en capital-risque dans des entreprises innovantes à fort potentiel, allant du capital d’amorçage au financement de série C. On peut citer à titre d’exemple Lynk Job, une jeune entreprise kényane en train de transformer le secteur informel, qui a reçu un investissement indirect en actions de 5,5 millions de dollars (79,6 millions de rands) via le fonds Novastar.

Lancée en 2016, la start-up a développé une plateforme de services en ligne qui met en relation des travailleurs qualifiés du secteur informel avec des particuliers ou des entreprises.

L'initiative soutient également le développement des capacités des incubateurs, des accélérateurs et des programmes de préparation à l'investissement.

La France s’efforce désormais de mobiliser ses forces stratégiques en tant que partenaire privilégié du développement de l’Afrique, en mettant l’accent sur les jeunes pousses à fort impact.

Tout ce que je peux dire, c'est Vive la France!

Kizito Okechukwu est le co-président du Global Entrepreneurship Network (GEN) 22, basé à Sloane, le plus grand campus de jeunes entreprises d’Afrique.

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