9 startups d'économie durable pour assainir notre avenir

Quelle est la solution à la crise climatique et à la pollution?

Des entrepreneurs du monde entier travaillent actuellement sur des propositions pour une économie durable, car la population mondiale continuera de croître de façon exponentielle et les ressources mondiales ne pourront pas continuer à être exploitées au rythme actuel. Il nous faudrait trois planètes pour maintenir la consommation aux niveaux actuels

Dans ce contexte et sous une vague de chaleur sans précédent en France, le Forum de la transition a célébré sa deuxième édition à Monaco, fin juin. Ils ont réuni des institutions, des startups et des investisseurs sous le patronage du prince Albert II de Monaco et animés par Aqua Asset Management sous le slogan «passer à des modes de vie durables».

Le Forum de transition était structuré en 4 «conversations»: Alimentation, Mobilité, Logement, Production et Consommation.

Les entreprises en démarrage représentaient tout le spectre de l'économie durable: stations d'auto-suffisantes, gestion des déchets et de l'eau, produits agricoles durables ou initiatives de réduction des déchets alimentaires.

Voici une sélection de quelques participants

Le camp

Basé dans le sud de la France, The Camp, créé en 2013, est un laboratoire vivant de la durabilité. Il est né de la colère, a déclaré son président Olivier Mathiot. Colère d'être témoin de la surpopulation, d'assister à une «métropolisation» mondiale; poussant les populations à vivre dans le modèle le moins durable: les villes.

Le camp a pour objectif de sortir des sentiers battus, en tenant compte de l'avenir de la prochaine génération.

«Les millénaires sont des individualistes, mais ils sont conscients des défis auxquels nous sommes confrontés», déclare Mathiot.

Le noyau dur du projet est leur hub futuriste et durable, «un camp de base pour explorer le futur», qui réunit l’équipe principale et des projets invités interdisciplinaires. Les entreprises et les particuliers peuvent s’inscrire pour participer à l’aventure. Le camp offre l’espace, mais aussi de la formation, des conseils, des réseaux et des laboratoires de prototypage et d’expérience. Ils poussent actuellement des projets sur la mobilité, la sensibilisation à la pollution par les plastiques ou même un drone pour analyser la qualité de l'air en temps réel.

Odyssée en plastique

Simon Bernard, cofondateur de Plastic Odyssey, était un jeune officier de la marine marchande lorsqu'il s'est amarré au port de Dakar et a été horrifié par la quantité de débris de plastique. Il a également été choqué par le nombre de personnes disposant de peu de ressources qui ramassaient le plastique pour en tirer un revenu. C’est comme ça que Plastic Odyssey est né.

Leur objectif est de faire le tour du monde en bateau – faisant écho au Calypso de Jacques Cousteau – pour diffuser leur message contre la pollution plastique et pour proposer des dispositifs de recyclage du plastique peu coûteux.

«Nous ne cherchons pas à nettoyer les mers… nous voulons que les gens évitent que les plastiques soient jetés à la mer. Après c'est trop tard », dit-il.

Le navire sera alimenté par des déchets plastiques.

Phenix

La gestion des déchets alimentaires passe au numérique avec Phenix, la start-up française qui permet aux commerçants de disposer de leurs excédents via les consommateurs et les organisations caritatives.

Grâce à leur application, disponible dans une vingtaine des principales villes de France et dans certaines villes d’Espagne et du Portugal, les utilisateurs peuvent trouver des paniers de nourriture contenant des produits invendus près de chez eux et les acheter à un prix raisonnable.

Ils travaillent principalement avec les grands supermarchés mais s’ouvrent peu à peu aux petits détaillants. Lorsque les produits ne sont pas vendus au public, ils les offrent à des organisations caritatives (et les détaillants bénéficient d'une réduction d'impôt) et, lorsque les aliments ne sont plus adaptés à la consommation humaine, ils sont vendus à des fermes, des zoos ou des centres de récupération des animaux cercle. Ils ont clôturé avec succès une levée de fonds de 15 millions d’euros et ont déjà 130 employés (parmi les 2 fondateurs initiaux), et cela ne cesse de croître.

FGWRS

La technologie développée par la société monégasque FGRWS promet de recycler 80% des eaux grises domestiques. «La préservation de l’eau est l’un des principaux défis pour l’avenir. Il est grand temps que nous arrêtions d’envoyer de l’eau potable dans nos toilettes», explique Pierre Magnes, son fondateur.

L'eau recyclée peut être utilisée pour les toilettes mais aussi pour l'arrosage, le nettoyage ou même sous la douche ou le lavage de la vaisselle. La technologie a été développée pour l’Agence spatiale européenne et est actuellement utilisée par la station de recherche antarctique franco-italienne Concordia.

Sur les grands bâtiments, le système permet de réutiliser la chaleur. Le système a été présenté – et utilisé – à l’hôtel Monaco où le Forum de transition a eu lieu.

Agilcare

Des maisons évolutives, modulaires, détachables et montables avec des matériaux respectueux de l’environnement.

Le système breveté 'Nano' permet à Agilcare d'ériger des bâtiments permanents ou temporaires pouvant évoluer dans le temps ou se déplacer plusieurs fois. La jeune startup (née en 2017) a déjà construit des «maisons de déménagement» pour les familles en difficulté, des pavillons d'exposition… et leurs propres bureaux.

Agilcare propose sa solution aux institutions publiques et aux sociétés privées ou aux agences immobilières et a été certifié «Solution efficace» par la Fondation Solar Impulse comme solution pour «construire, agrandir et déplacer un bâtiment de haute qualité environnementale sans produire de déchets à l'aide de construction".

Bovlabs

Peu de gens savent comment gérer leur consommation d’électricité et l’énergie qu’ils produisent, mais avec la flexibilité croissante du marché de l’énergie, il existe de plus en plus de solutions pour choisir la provenance de l’électricité consommée et l’ingestion de l’énergie que vous produisez.

Avec cette idée, Bovlabs a créé un marché de l'énergie entre pairs, permettant aux consommateurs et aux producteurs d'électricité d'échanger des données à l'aide de la technologie de blockchain. Une application de téléphonie mobile permet aux utilisateurs de suivre facilement les transactions. La startup a été relancée dans l’incubateur de The Camp.

Leur technologie permet par exemple à un propriétaire de voiture électrique de remettre sur le marché de l'énergie le surplus d'électricité qu'il génère.

Lumi’n

La start-up française Lumi'in a créé un concept innovant de lampadaires solaires autonomes, sur mesure et à la pointe de la technologie, non seulement pour éclairer les villes à un coût minimal et zéro émission, mais aussi pour collecter des données de consommation énergétique, météorologiques et de qualité de l'air. Ils ont reçu le prix CES Climate Change Innovators 2019 au Las Vegas Consumers Electronics Show. Créé en 2014, il emploie neuf personnes et a réalisé un chiffre d'affaires d'un million d'euros.

Urbismart

Urbismart appelle à une révolution de la logistique, qui permettrait de réduire considérablement le nombre croissant de livraisons que nous générons dans le monde numérique. Utiliser l'intelligence artificielle Urbismart promet de réduire le nombre de camions vides circulant sur nos routes et nos rues (et polluant). Ils croient qu'il est nécessaire de briser les cloisonnements qui maintiennent les entreprises isolées dans leurs opérations logistiques. Ainsi, les livraisons de 5 entreprises différentes iraient dans le même camion, au lieu de 5, et le tout serait livré en un point unique dans la région, à proximité de tous les destinataires.

E55c

Plusieurs des startups du Transition Forum ont soumissionné pour l'introduction généralisée des voitures électriques. E55c croit tellement en elle qu’il a décidé d’investir, en privé, dans des bornes de recharge et des logiciels de charge. Le modèle commercial est basé sur une utilisation réelle par les consommateurs, garantissant ainsi aux partenaires et aux consommateurs qu’ils participeront à la création de stations de recharge électriques fiables et performantes.